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Halte à l'invasion de quads !

Publié le par leïla shahshahani

La semaine dernière, j'ai découvert avec horreur qu'un de mes voisins venait de faire l'acquisition d'un quad, momentanément garé sur le trottoir sous ses fenêtres. Quelques minutes plus tard, l'heureux propriétaire faisait mumuse sur son engin, enchaînant les tours de pâtés de maison dans un vacarme assourdissant que les double vitrages ne suffisaient pas à faire taire. Le lendemain, en ville, je suis tombée nez-à-nez avec un autre quad alors que je traversais le cours Berriat. Alors je me pose la question : vu le nombre inquiétant de décibels dégagés par ces engins, la réglementation leur permet-elle de circuler en toute liberté dans les espaces urbains déjà soumis à toutes sortes de nuisances sonores ? Après renseignements pris, il semblerait que oui, du moment que le quad a été homologué et possède donc une immatriculation.

 

Sur le même sujet, l'association de protection de la nature Mountain Wilderness lance un appel à volontaires pour faire respecter la loi lors de la tenue de la prochaine Transvalquad qui se déroulera à Valloire (Maurienne) du 25 au 26 juin prochains.

 

Quelques jours plus tard...le communiqué reçu de la part des associations pour l'environnement :

 

 

Transvalquad 2010 : la dernière ?

Du 25 au 27 juin, les quadeurs et les motards à la recherche de parcours insolites étaient invités à Valloire pour participer à la Transvalquad 2010, à laquelle s'ajoutait la première Transvalmoto.

Nous nous réjouissions l'an dernier de la prise en compte par la préfecture des demandes légitimes et légales de nos associations et des quelques propriétaires ayant osé se déclarer opposés au passage des itinéraires sur leurs terrains. Le Préfet de la Savoie avait en effet confirmé que le tracé historique de la Transvalquad portait non seulement préjudice à l'environnement, mais aussi aux droits des propriétaires fonciers. De cinq jours, la manifestation avait été réduite à quatre jours puis à trois ; les itinéraires autorisés avaient été très fortement réduits pour prendre en compte cours d'eaux et zones humides, zones de captage d'eau, stations de tétras-lyre, zones protégées par arrêté de biotope… Nous ne doutions pas alors que pour l'édition 2010, l'arrêté préfectoral d'autorisation, s'il était pris, serait encore plus dissuasif.

 

C'est ce que devait se dire également l’organisateur de la Transvalquad (Quad Organisation Outdoor Event), qui a préféré renoncer à solliciter cette autorisation pour 2010, en choisissant d'afficher une « réduction de voilure » de l'évènement : passer ainsi sous les seuils leur a permis de simplifier la procédure administrative en ne faisant qu'une simple déclaration. Seuls deux « circuits », une rando patrimoine à travers les hameaux de la commune et une rando gastronomique (de fermes en fermes pour déguster les spécialités locales), sur voies ouvertes à la circulation publique, ont donc fait l'objet d'une déclaration en préfecture. L'organisateur a parallèlement demandé à la municipalité de Valloire l'autorisation d'ouvrir une zone consacrée aux essais de véhicules, sans que la préfecture ne soit informée. L'ouverture de telles zones dans le cadre d'une manifestation motorisée est pourtant soumise à autorisation du préfet...
Par ailleurs, dans les tracts annonçant cet hiver la manifestation, les quadeurs étaient invités à circuler librement au cours de "randos libres" reprenant « le parcours des années passées où vous pourrez vous évader à plus de 2700m d’altitude ».
Et cerise sur le gâteau, les mêmes organisateurs ont créé cette année, au même endroit et les mêmes jours, la Transvalmoto, salon de la moto proposant des essais « outdoor ».

Plutôt qu'une réduction de voilure, il est manifeste que les organisateurs ont tenté de "saucissonner" les activités qu'ils proposent de manière à passer sous les seuils les obligeants à instruire en préfecture une plus exigeante demande d'autorisation !


Nos associations ont alerté les services de l'État, tout en rappelant les enjeux environnementaux et l'opposition au passage des quads sur leurs terrains d'un nombre de plus en plus grand de propriétaires privés. Le sous-préfet de Saint-Jean-de-Maurienne a délégué un nombre important de gendarmes et d'agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) pour encadrer la manifestation. Nous étions également présents sur les lieux, munis de mandats, afin de faire respecter l’opposition à la circulation sur les terrains privés.

Force est de constater que cette édition 2010 a été un véritable fiasco pour ses organisateurs : contrairement aux promesses faites aux participants, les quadeurs ont dû se contenter de circuler sur la RD 902 entre col du Télégraphe et col du Galibier. Quelques uns ont pu également tester les nouveautés sur la piste de ski grimpant à la Sétaz. Mais ils sont très loin, contrairement aux éditions précédentes, d'avoir pu sillonner la montagne à leur guise, au mépris d'une nature fragile et du droit des propriétaires. Certains, individus isolés ou, plus grave, groupes encadrés, n'ont pu résister et ont été logiquement verbalisés par la Gendarmerie et  l'ONCFS.

Nos associations se réservent bien entendu le droit de donner toutes les suites judiciaires nécessaires, en particulier en ce qui concerne la zone d'essai et les divagations qui ont fait l'objet de procès verbaux.

 

Enfin, nous voulons réitérer notre opposition de fond à de tels salons et manifestations faisant la promotion des loisirs motorisés, pratiques qui vont exactement à l’encontre des comportements qu’il convient d’encourager aujourd’hui. Ce n'est pas pour rien que le Comité de Massif des Alpes a adopté une motion dans laquelle il est écrit : « le développement des loisirs motorisés —motos-neige, quads, circulation des véhicules tout terrain, manifestation autour de ces véhicules— est contradictoire avec les efforts effectués pour valoriser le paysage et le milieu naturel. » 

Qui, aujourd’hui, peut encore raisonnablement estimer que la Transvalquad 2010 ne doit pas être la dernière ?

Pour les associations Vivre en Maurienne, Valloire Nature et Avenir, Fédération régionale de protection de la nature Savoie, Comité régional de la Fédération française des clubs alpins et de montagne, Paysage de France et Mountain Wilderness,

 

Annie Collombet, Présidente de Vivre en Maurienne

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A
<br /> <br /> commentaire destiné à Lea: Veuillez prèciser à quel endroit sur mon blog, j'en appelle à poser des pièges, où j'en appelle au meurtre? Soyez prècise SVP<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Bonjour,<br /> <br /> <br /> C'est curieux cette volonté de d'tre en permanence sur de l'intox , des contre vérité ou m^me sur des arguments mesongers<br /> <br /> <br />  "remportant, année après année, plusieurs victoires juridiques (par exemple sur le dossier de la "Croisière Blanche"). Ces victoires ont été obtenues sur des faux arguments d'ailleurs en<br /> 2010 MW a perdu son dernier procés par ce que justement l'organisateur de la croisière blanche avait pris le contre pied de démonter tous les argumenst fallacieux entretenus ici où là par les<br /> militants escrolos...ça c'est curieux que personne ne le dise...<br /> <br /> <br /> ceci dit il n'y a pas besoin d'autorisation pour circuler sur tous les voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique.<br /> <br /> <br /> Le partage des espaces et des chemins devrait etre le bon sens à adopter par tous.La tolérance et le respect de l'autre c'est aussi celui des choix de l'autre dans ses partiques, dans ses<br /> valeurs.J'aime pas le vélo mais je conçois que d'autres aiment à le pratiquer et ça ne me gène pas plus que cela. M^me si j'observe de temps à autre en ville des cyclistes ayant des<br /> comportements peu respectueux du code de la route.<br /> <br /> <br /> Lea<br /> <br /> <br /> Bien évidemement le "createur de blog" intrevenant ci dessus ne peut etre crédité de bon sens puisque qu'il fait demande  dans son blog aux anti-pratiques quad à poser des pièges<br /> mettant ainsi en danger la vie d'autrui ... appel au meutre, appel aux dégradations des biens d'autrui, appel à la délation... oui des pratiques pas digne d'un etre civilisé. <br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Bienvenue dans le club restreint de ceux qui luttent contre le développement anarchique des "loisirs verts motorisés"; il va sans dire que je vous apporte mon soutien. Nous sommes pour ainsi dire<br /> voisins de palier, mon blog assez documenté est "anti-quad-petite-meurthe.over-blog.com".<br /> <br /> <br /> Cordialement.<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> ah les quad... y'en a de bons pas refoulés (ils sont certes peu nombreux) et ça va une fois de plus leur retomber sur la trombine. comme toute activité, y a le bon et le mauvais côté.<br /> <br /> <br /> dommage que les utilsateurs du côté obscur soit finalement si visibles.<br /> <br /> <br /> quand on aime lanature, à mon avis on utilse un moyen de déplacement silencieux : les pieds, le vélo... bref pas de moteur pour pas lobotomiser la paix de l'écosysteème<br /> <br /> <br /> salut cousine. :)<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Dire que les quaddeurs sont des motards refoulés est irréel. Le quad, quand il est pratiqué normalement, est un loisir en comunion avec la nature. Considérer ce loisir comme barbare lorsque l'on<br /> roule sur des chemins adéquats c'est ne pas accepter la notion de liberté individuelle. Que doit-on dire des chasseurs qui tuent les animaux, laissent leurs cartouches en plastique par terre et<br /> leur campement improvisé jonché de canettes de bière? Je crois qu'au lieu de lacher des préjugés comme vous le faite sur ce blog est une grande preuve de lâcheté et d'"abrutisme". Tous les<br /> quaddeurs ne sont pas fous et la grande majorité respecte la nature, les arrêtés interdisant la circulation, les habitations en roulant à allure modérée [...]. Bien souvent même ils contribuent à<br /> entretenir les chemins et à faire vivre les petits commerces comme dans la Transvalquad où ils s'arrêtent déjeuner dans les fermes auberges. De plus, beaucoup de touristes pratiquent ce loisirs<br /> sur leur lieu de vacance donc dire que le quad devrait être supprimé de la terre c'est être aussi hypocrite et mettre tout le monde dans le même panier c'est être con tout simplement!<br /> <br /> <br /> <br />
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L
<br /> <br /> Merci, pour commencer, d'exposer votre point du vue sans vous laissez aller aux insultes comme vous le faites dans votre commentaire. Cela n'apporte aucune eau à votre moulin, bien au contraire.<br /> Comme pour toute activité, les pratiquants responsables existent et encore heureux. Que certaines personnes utilisent cet engin comme outil de travail ou sur les circuits aménagés autorisés ne me<br /> pose pas de problème tant qu'ils respectent la législation en vigueur. Le problème du quad est qu'il a été largement vendu par les fabriquants comme un véhicule permettant de s'évader dans la<br /> nature sauvage, hors des sentiers battus, et que de nombreux adeptes l'ont acquis avec cette idée en tête. Pourtant, la loi n'autorise la circulation des quads (immatriculés) que sur les routes<br /> ouvertes à la circulation publique. On en est loin. Lors de mon passage à l'édition 2004 de la Transvalquad que vous citez (Valloire), j'ai posé la question à des quadeurs : "Où pouvez-vous<br /> circulez ?". Réponse : "Partout où l'engin passe et où il n'y a pas de panneaux d'interdiction". Mauvaise réponse, révélatrice du flou ambiant qui règne sur l'utilisation des quads... d'autant<br /> que les voies interdites à la circulation publique ne comporte pas toutes un panneau d'nterdiction. Chaque quadeur est donc invité à se renseigner auprès de la commune concernée avant de<br /> s'aventurer sur un terrain.<br /> Si la Transvalquad bénéficie à certains commerçants avec l'afflux de visiteurs qu'elle engendre, elle fait aussi déserter des familles et vacanciers venus chercher le calme en montagne et<br /> horrifiés par ce déferlement d'engins à moteurs bruyants. Par les temps qui courent, il n'est pas interdit de penser que l'on peut développer d'autres formes de loisirs en montagne, profitables à<br /> l'économie locale et respectueux de l'environnement. Outre les quads, c'est plus largement la question de l'utilisation des engins de loisirs motorisés dans les espaces naturels dont il est<br /> question (motoneiges, 4x4, hélicoptères), et que dénoncent sans relâchement les associations de défense de l'environnement, remportant, année après année, plusieurs victoires juridiques (par<br /> exemple sur le dossier de la "Croisière Blanche").<br /> <br /> <br /> <br />